Pénurie de cadres supérieurs ?
La région souffre-t-elle d’une pénurie de gestionnaires de haut niveau?C’est une question que bien des dirigeants se posent depuis un certain temps et qui est souvent véhiculée dans le marché de façon apocalyptique. Depuis le ralentissement mondial de 2008, le marché de l’emploi s’est complètement transformé. Les entreprises de l’époque possédant des structures organisationnelles lourdes ont subi une cure d’amaigrissement profonde. À ce moment-là, c’était une question de survie. Ce dégraissement des structures a en quelque sorte mis sur le marché plusieurs cadres de tout niveau. Cette crise a complètement changé la façon de gérer les ressources.
Depuis 2008, une bonne majorité de cadres et professionnels ont perdu leur emploi, non pas pour incompétence, mais plutôt parce qu’ils ne fai-saient plus partie de la stratégie à moyen/long terme de l’entreprise. En effet, le président ou propriétaire d’une entreprise se doit, en situation de redressement ou d’ajustement de son plan stratégique, de toujours se po-ser la question suivante : Quels sont les cadres de mon organisation avec lesquels je peux bâtir mon entreprise au cours des 5 prochaines années?
L’instabilité des marchés depuis 2008 fait encore très mal aux organisations. Elles sont plus prudentes à l’embauche et recherchent des gestionnaires correspondant le plus possible au profil recherché selon leur plan stratégique.
La grande région de Québec, comme je le répète souvent, a développé de-puis 2008 un pouvoir d’attraction de la main-d’œuvre spécialisée et de ca-dres supérieurs qui autrefois, tournaient le dos à la région, car celle-ci n’offrait pas d’attrait pour y bâtir une carrière.
Notre bas taux de chômage parle par lui-même et a un effet positif d’attraction. Les gens vont où il y a de l’emploi; promouvoir l’emploi dans la francophonie et les marchés étrangers va rapporter à la région à moyen/long terme.
Aujourd’hui les emplois de choix, les « packages » offerts ainsi que la qualité de vie, font de Québec un incontournable pour les cadres supérieurs. De plus, nous avons su développer une masse critique dans certains postes, ce qui renforce la décision d’un candidat de s’établir à long terme dans la ré-gion.
Oui, il y aura toujours des pénuries dans des postes très pointus, mais de façon générale, je ne crois pas à la pénurie de cadres supérieurs et encore moins chez les professionnels de haut niveau. Les plus grands perdants au fil des ans, dans les cures d’amaigrissement des entreprises, furent sans aucun doute les cadres intermédiaires de 50 ans et plus.
Travailler en étroite collaboration avec un professionnel qui peut vous aider à analyser vos besoins, revoir avec vous votre stratégie, déterminer ensem-ble le profil recherché et cibler des candidatures : Ça, c’est de la vraie chasse de talents!
Marcel Bérubé
Président
Retour à la liste d'articles |