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Mon projet de retraite : travailler!

Non, cet article n’a pas pour but de vous vendre une quelconque assurance ou un RÉER et encore moins de vous parler de ma retraite, mais plutôt d’entrevoir les perspectives que peut engendrer une retraite. À vrai dire, très peu de gens ont une idée de ce que devrait être leur retraite. Combien de fois entend-on un homme dire qu’il jouera au golf lorsqu’il sera à la retraite? Ah oui? Sept jours par semaine? Et l’hiver? Il y a bien des questions qu’on doit se poser.

Qu’est-ce que j’attends de ma retraite?
Qu’est-ce que je recherche?
Qu’est-ce qui m’anime et me passionne?
Ai-je les moyens de cesser de travailler?
Suis-je capable de coacher la relève, d’agir comme un mentor?
Est-ce que mon patron actuel me donnerait une chance?
Comment réapprendre à vivre avec mon conjoint 24 heures sur 24, sept jours sur sept?
A-t-on des projets en commun?
Etc.

En moyenne, les femmes, plus que les hommes, vivent une retraite plus longue que leur vie de travail. Cela s’explique par le fait que les secteurs public et parapublic, de même que certaines grandes entreprises, offrent une retraite à leurs employés dès qu’ils atteignent les alentours de 55 ans. Or, beaucoup de ces jeunes retraités retournent sur le marché du travail, parfois par obligation, parfois par plaisir. Ils sont associés par plusieurs à du cheap labour.

Certaines personnes ont mal planifié leur retraite ou doivent faire face à une perte de revenus à cause de mauvais placements. Ces gens n’ont d’autre choix que de retourner sur le marché du travail et ils le font à reculons. Il s’agit alors d’une obligation, ce qui est triste.

À l’opposé, ceux qui ont bien réfléchi à leur retraite et qui l’ont bien planifiée se trouvent en position de force. Ils ont le choix de faire ce qu’ils aiment. S’ils veulent travailler un peu, ils pourront le faire à leur rythme et choisir le nombre d’heures qu’ils désirent consacrer au travail.

Les baby-boomers, qui prennent présentement leur retraite, font partie de cette nouvelle génération qui, grâce à la technologie et à l’avancement de la médecine, se retrouvent en meilleure santé que la génération précédente. L’amélioration de l’état de santé peut également s’expliquer par le fait que dans les années 1950, près de 55 % de la population travaillait dans des emplois de production manuelle et seulement 15 % avait besoin de compétences techniques. Aujourd’hui, la situation est totalement à l’opposé, ce qui signifie qu’une faible portion de la population effectue un travail physique. De plus, l’espérance de vie ne cesse d’augmenter chez les hommes, alors qu’il diminue chez les femmes.

Faire ce que l’on aime est souvent une question sans réponse. L’an dernier, j’ai rencontré par hasard un jeune photographe de 55 ans qui s’apprêtait à prendre sa retraite. 1) Il ne paraissait pas ses 55 ans. 2) Son milieu de travail l’obligeait à quitter son emploi, l’âge limite étant fixé à 55 ans… Quelle aberration! Il allait être poussé à la retraite sans avoir eu le temps d’y réfléchir, de la préparer.

Prendre sa retraite ne veut pas forcément dire arrêter de travailler. Prendre sa retraite, c’est avant tout faire ce qu’on aime le plus, selon ses moyens évidemment. Pour ce photographe, il s’agissait de photographier, d’enseigner, de conseiller une clientèle captive désirant se procurer un appareil photo, de rester dans un environnement qui le passionne, selon son rythme, ses attentes. Il pouvait devenir un coach, un mentor, pour une éventuelle relève, et ce, dans n’importe quelle organisation.

On ne prend pas sa retraite en se disant qu’à partir de ce moment, on fera du bénévolat dans un organisme. Si vous n’en avez jamais fait pendant votre vie active, vous n’en ferez pas plus à la retraite!

Prendre sa retraite a pris une tout autre signification pour moi qui rencontre quotidiennement des dizaines de personnes préoccupées par leur avenir après le travail. La recette miracle n’existe pas. Il s’agit de faire ce qui vous passionne, ce qui vous anime. Comme la contrainte de temps métro, boulot, dodo n’existe plus, vous avez la liberté de faire ce que vous désirez à votre propre rythme. Votre passion peut alors se transformer en travail ou bien en bénévolat.

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