Québec-1 Montréal-0
Je ne souhaite pas ici vous parler de hockey, mais plutôt attirer votre attention, car depuis quelques semaines, bien des sujets passent après le hockey. On peut le constater avec le Match bleu, la Nordiques Nation ou simplement la moindre rumeur de déménagement d’une équipe de Ligue nationale…
Depuis quelques années, la région de Québec s’est transformée au niveau de l’emploi, et ce, surtout pour l’attraction de candidatures professionnelles, de cadres intermédiaires et de haut niveau, particulièrement en provenance du marché de Montréal. Il y a quelques années, j’avais écrit qu’il y avait une pénurie de cadres dans la région de Québec. C’était une réalité avant le ralentissement économique de 2008, mais les tendances changent rapidement, les marchés bougent!
Avant le début de la crise économique mondiale (mi-juin 2008), rares étaient les professionnels de haut niveau qui regardaient en direction de Québec pour un emploi ou pour bâtir leur carrière. Selon certains, à l’est de l’Île de Montréal, on est déjà en région! Viennent ensuite le problème du déracinement avec les membres de la famille et les amis, la perte du réseau professionnel (se sentir oublié et jugé), mais aussi la peur potentielle de ne pas se retrouver un emploi en cas de besoin.
Malgré le fait que le solde migratoire de la ville de Québec demeure négatif depuis plus de 20 ans (il y a plus de gens qui quittent la région comparativement à ceux qui arrivent), cette tendance semble vouloir s’inverser depuis la fin de 2009. Avec un taux de chômage gravitant autour de 5 % à Québec, comparativement à Montréal où le taux de chômage tourne autour de 9 % et presque 10 % à un moment donné, la ville de Québec devient de plus en plus attirante. Son microclimat économique et son dynamisme ne laissent personne indifférent. Même mes propres compétiteurs voient leur volume d’affaires fondre à Montréal et se retournent vers Québec pour parfois même s’y établir. Du jamais vu!
Aujourd’hui, les cadres montréalais ne voient plus la région de Québec comme un obstacle, mais bien comme un choix stratégique à leur carrière. Le Web 2.0 leur permet de rester à proximité de leur réseau et la qualité de vie de la région fait de moins en moins hésiter les familles à venir s’y installer.
N’avez-vous pas remarqué que les entreprises ou organismes qui ont donné des mandats de recrutement à l’extérieur de la région de Québec pour avoir un échantillonnage de candidats plus large ont finalement, dans pratiquement 100 % des cas, opté pour un candidat local? Cela démontre la qualité et l’inventaire encore intéressant dans la région.
Notre grande région rayonne et fait sa place sur le marché de l’emploi, et ce, même si malgré tout, le solde migratoire reste négatif… C’est Québec qui en sort gagnant.
J’ai aussi réalisé que Groupe Perspective n’a plus de frontières pour le recrutement avec les réseaux sociaux, notre site Internet (groupeperspective.com) qui est l’un des sites privés les plus référés dans la francophonie, nos missions de recrutement en Europe et nos partenaires pancanadiens ainsi qu’aux États-Unis. Nous n’avons peut-être pas le mot « international » dans notre raison sociale, mais nous sommes les plus actifs de ce côté!
Marcel Bérubé
Président
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