Emploi Québec relève le défi!
Jamais je n’aurais pensé dire cette phrase un jour…!
Par le passé, Emploi-Québec a souvent été déconnecté de la réalité des entreprises et du marché du travail. Mais depuis quelques années, sous la direction du Ministre Sam Hamad, l’organisme a pris une tout autre direction avec le projet « Accord », le pacte de l’emploi et les missions de recrutement à l’étranger et dans les provinces canadiennes, principalement dans la francophonie. Tous ces projets ont été réalisés en collaboration avec les deux principaux organismes économiques de la région, soit Pôle Québec Chaudières-Appalaches et la Chambre de commerce de Québec. Ces organismes, dans lesquels sont impliqués des chefs d’entreprises et des entrepreneurs, sont les plus importants partenaires.
Avec ces nouveaux projets, la région s’est démarquée des autres régions du Québec par son dynamisme à vouloir résoudre les problèmes de pénurie de main-d’œuvre et par son désir d’ajuster la demande en fonction des besoins de la région. Dans le projet « Accord », les dirigeants d’entreprises ont tous soulevé ces problématiques communes à l’ensemble des secteurs d’activités visés : haute technologie, manufacturier, finances (assurances) et tourisme.
Avec la pénurie de main-d’œuvre qualifiée, il faut encourager, orienter et former les personnes sans emploi, en plus de les inciter à faire l’apprentissage d’une seconde langue (anglais) qui les aiderait assurément à poursuivre leur croissance et améliorer leurs opportunités d’emploi.
Comme je le mentionnais dans mon article précédent, les employés qui vont perdre leur emploi en premier seront malheureusement les personnes non spécialisées dont la valeur ajoutée pour l’entreprise est limitée. Ce sera alors le bon moment pour eux de se diriger vers les secteurs en demande tels que : jeux vidéo, assurances, tourisme, etc.
D’ailleurs, les personnes qui ont perdu ou qui perdront leur emploi pourront profiter, malgré tout, d’un support sans précédent d’Emploi-Québec. Nous entrons dans une période où les sans-emploi pourront redéfinir leur orientation de carrière, mais également améliorer leurs connaissances et faire l’apprentissage d’une deuxième langue.
D’un point de vue économique pour notre région, l’apprentissage d’une seconde langue est primordial. Des projets pilotes à succès, comme des programmes d’apprentissage de l’anglais pour les sans emploi, ont eu des résultats d’inscription bien au-delà des objectifs initiaux. Il en va de même pour les projets d’apprentissage de l’anglais en entreprise; programmes reliés directement au travail des employés et pilotés par Emploi-Québec et le Cégep Limoilou.
Que dire des missions à l’étranger qui, selon moi, sont d’excellentes initiatives qui permettent le recrutement de candidats qualifiés, lesquels ont une grande motivation à s’installer dans notre région. Ce type d’initiative nous donne une longueur d’avance sur d’autres régions, car en plus de nous faire connaître, elle expose nos besoins en main-d’œuvre. Il faut cependant faire attention de ne pas uniquement regarder les résultats à court terme, mais aussi les résultats à moyen et long termes de cette démarche.
On peut dire que tous les programmes d’Emploi-Québec tombent pile avec la situation présente, malgré un ralentissement que nous ne pourrons éviter (avec un impact sûrement moindre que d’autres provinces ou pays). D’un autre côté et malgré ce ralentissement, les entreprises devront continuer à former leurs ressources et profiter de cette période favorable pour renouveler leurs connaissances et les préparer à la relance.
En terminant, il est souvent plus facile de critiquer que d’encourager les projets efficients d’une région; des projets porteurs en matière de planification de la future main-d’œuvre. C’est pour cela que je soutiens ce genre d’initiatives et d’interventions qui amènent une valeur ajoutée à l’économique de la grande région de Québec.
Je profite de l’occasion pour souhaiter une bonne retraite (une retraite n’est pas pour moi d’arrêter de travailler, mais bien de faire ce que l’on aime le plus) à monsieur Benoît Lemay, directeur régional d’Emploi-Québec et une chaleureuse bienvenue à son remplaçant, monsieur Michel Gingras. Félicitations à ces deux gestionnaires qui sont les deux principaux acteurs de ce changement de cap initié par le Ministre Sam Hamad il y a quelques années! Bonne chance dans ce nouveau défi!
Marcel Bérubé
Président - Groupe Perspective
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