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Le choc émotif du nouvel emploi

Après l’exaltation de l’obtention de l’emploi, voilà que le premier jour de travail arrive. Autant d’émotions que de situations possibles, voilà que les peurs, l’envie de réussir, la joie et les craintes font surface à l’intérieur de soi. Mais comment arriver à s’adapter rapidement et retrouver sa zone de confort? Il faut bien le dire, un nouvel emploi apporte, dans les premiers temps, une instabilité de par les nouvelles situations rencontrées.

Tout d’abord, faut-il se rappeler que si nous avons été sélectionnés par l’employeur pour occuper le poste, c’est que ce dernier nous reconnaît la compétence d’accomplir le travail. Les émotions étant souvent plus fortes que notre capacité de raisonnement, plusieurs sentiments peuvent nous envahir, nous paralyser, voir même nous amener à vouloir retourner très rapidement dans la zone de confort de notre ancien emploi afin de se sentir en sécurité.

Rappelons-nous que si nous avons décidé de changer d’emploi, c’est pour améliorer notre situation et que nous avons des aspirations. De plus, il serait illusoire de croire que nous serons compétents et fonctionnels comme nos nouveaux collègues de travail en l’espace de peu de temps. Chaque individu a sa propre capacité d’apprentissage et son propre rythme d’adaptation. Sachez que votre nouvel employeur connaît la charge d’apprentissage que vous avez à franchir pour devenir fonctionnel et à l’aise et il devrait en tenir compte. Faites confiance à votre intelligence émotive et cognitive et laissez-vous le temps de vous familiariser avec votre nouvel environnement, de maîtriser vos nouvelles fonctions et responsabilités, de créer des liens de confiance avec vos nouveaux collègues de travail. Sachez que malgré votre envie et votre besoin de performer immédiatement en entrant en fonction, votre employeur devrait vous laisser le temps de vous adapter et de vous intégrer.

Pour l’employeur, le principal défi après le processus de sélection est de ne pas s’asseoir sur ses lauriers. Le défi commence justement au moment de l’entrée en fonction du candidat. Comment favoriser une intégration durable et le plus harmonieusement possible? L’empathie est souvent la clef de la réponse. Se mettre à la place du nouvel employé et essayer de voir à travers ses yeux les difficultés possibles. Ainsi cerné, il sera plus facile de faciliter l’intégration du nouvel employé. De plus, les collègues de travail ont également un énorme rôle dans le processus d’adaptation du nouveau venu dans l’équipe. Les comportements et les attitudes de chacun sont souvent plus déterminants dans les premières semaines pour le bien-être au travail que les fonctions à réaliser en tant que telles. Alors, tous les acteurs en place doivent être conscients de leur influence sur l’intégration du nouvel employé et chacun doit essayer de mettre en place les éléments gagnants, d’où l’intelligence collective d’une entreprise. Plus le nouvel employé se sentira confortable rapidement, plus les probabilités de rétention seront grandes.

Après tout, il ne faut pas oublier que le nouvel employé, tout comme les autres membres de l’équipe, passe le tiers de sa journée au travail. Il vaut donc mieux être bien et heureux. Alors, je vous souhaite de développer votre empathie au travail!

Nadia Bergeron, c.o., conseillère en ressources humaines
25 août 2011

 

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