La reconnaissance au travail :
un outil indispensable à la rétention de la main-d’œuvre |
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À l’heure actuelle, il ne s’écoule pas une semaine sans que nous entendions les employeurs québécois évoquer leurs difficultés croissantes à retenir leur personnel qualifié. Cette problématique touche tout particulièrement la génération « Y » qui, selon l’adage populaire, est peu fidèle à son employeur. Toutefois, il existe un moyen simple et peu coûteux pour réduire substantiellement ce problème : la reconnaissance au travail. Dans ce présent article, nous nous attarderons brièvement sur les différentes formes de reconnaissance qui peuvent être déployées par les organisations. En fait, il existe quatre formes de reconnaissance* : existentielle, de la pratique de travail, de l’investissement dans le travail et des résultats.
De plus, ces quatre formes de reconnaissance peuvent s’appliquer à trois niveaux : horizontal (entre les employés eux-mêmes), vertical (des supérieurs vers leurs employés) et institutionnel (l’organisation envers ses employés).

Lorsque l’on parle de reconnaissance existentielle, on fait référence à l’individu directement. On reconnaît l’employé tout simplement parce qu’il est humain. Elle est identifiée par les gestes posés à tous les jours lors des échanges interpersonnels. L’individu sent qu’il a sa place, qu’il est respecté, que ses besoins sont pris en considération et qu’il a un certain pouvoir de décision. Elle peut être formelle ou informelle. Par exemple, on peut amener les employés à s’intéresser au travail de leurs collègues.
Par la suite, il y a la reconnaissance de la pratique de travail qui ne s’intéresse pas à la personne ni aux résultats, mais plutôt au processus. Elle s’adresse à la manière dont l’individu exécute ses tâches. Ainsi, son comportement, ses qualités professionnelles ainsi que ses compétences sont pris en considération. De ce fait, la créativité, l’innovation, l’amélioration, le travail d’équipe… seront les éléments sur lesquels la reconnaissance portera. Ici, on peut penser à l’affectation d’un employé très compétent à des projets spéciaux.
La troisième forme de reconnaissance est celle de l’investissement dans le travail. Elle représente l’intérêt porté envers la tâche et l’intéressement de l’employé envers cette dernière. Il sera donc question d’efforts déployés, d’implication et du risque encouru. Dans ce cas, l’organisation peut dégager du temps pour les activités sociales entre employés en remerciement de leurs efforts exceptionnels.
La dernière forme de reconnaissance est celle de la reconnaissance des résultats du travail. Elle consiste à souligner l’atteinte des objectifs, mais aussi la contribution de l’employé envers ces derniers. En fait, il s’agit d’un jugement, mais aussi d’un témoignage du supérieur envers ses subordonnés quant à ce qui a trait à leur efficacité, leur utilité et leur qualité du travail réalisé. C’est donc la contribution à la réussite de l’entreprise de la part de l’employé qui est reconnue. On peut penser à une note personnalisée à un employé de la part de l’organisation pour souligner son succès.
Bien évidemment, la reconnaissance au travail n’est pas une panacée. Les organisations ont tout intérêt à répondre le plus efficacement possible à ces quatre formes de reconnaissance. Il est certain qu’elles peuvent grandement contribuer à l’augmentation du sentiment d’appartenance des employés envers leur organisation.
Michel L'espérance
Conseiller en ressources humaines
Groupe Perspective
*La représentation graphique suivante provient du site Internet de Chaire en gestion de la santé et de la sécurité au travail de l’Université Laval.
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